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Men’s fashion from the 1920s : tendances et styles emblématiques

Victor — 14/06/2026 01:45 — 7 min de lecture

Men’s fashion from the 1920s : tendances et styles emblématiques

On ne se lasse pas du retour des silhouettes des années folles – cette décennie où l’élégance masculine a pris une tournure à la fois rigoureuse et audacieuse. Alors qu’aujourd’hui le confort prime souvent, les hommes des années 1920 affirmaient leur statut par la structure d’un costume bien taillé, la profondeur d’un revers, ou la netteté d’un pli. C’était moins une question de mode éphémère que de respect des codes. Et dans ce jeu de précision, chaque détail comptait, du chapeau à la pointe des souliers.

Les pièces maîtresses du vestiaire des années folles

Le costume trois-pièces était bien plus qu’un habit : c’était l’uniforme de l’homme respectable. Constitué d’une veste cintrée, d’un gilet ajusté et d’un pantalon ample, il structurait la silhouette avec une rigueur qui n’a rien à envier aux standards d’aujourd’hui. La matière jouait un rôle clé – le tweed et le herringbone dominaient les tenues de ville, appréciés pour leur solidité et leur allure terne mais distinguée. Ces tissus, souvent dans des tons de gris, de brun ou de bleu marine, s’imposaient aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. Pour puiser des idées dans un catalogue de qualité, on peut se rendre sur lespetitesbouilles.com.

Le costume trois-pièces et l’influence du tweed

La veste, d’inspiration britannique, affichait des épaules naturelles, loin des empiècements rigides du siècle précédent. Le gilet, parfois bicolore ou texturé, se portait toujours boutonné. Le pantalon, lui, marquait une rupture majeure avec les modèles précédents : très ample, presque bouffant au niveau des hanches, il tombait en plis doux jusqu’aux chevilles. Ce style, qui semblait démodé quelques années plus tôt, devenait soudain moderne.

L’évolution des chemises et des cols amovibles

La chemise, elle, connaissait une mutation silencieuse. Le col rigide, autrefois collé au cou, devenait amovible – une innovation pratique pour l’entretien. On le fixait avec des pinces à col, souvent en métal ou en nacre, qui ajoutaient une touche discrète de raffinement. Les cols mous, dits « déboutonnables », gagnaient du terrain, offrant un confort nouveau tout en conservant le maintien. Quant aux poignets, ils étaient fréquemment « mousquetaires », c’est-à-dire larges et plissés, rehaussés de boutons de manchette en argent ou en acier.

  • Le complet trois-pièces (veste, gilet, pantalon)
  • Le manteau long en laine (overcoat)
  • Les pantalons ‘Oxford Bags’ à jambes très larges
  • Le pull en maille à col en V pour le sport
  • La chemise à poignets mousquetaires

Accessoires et finitions : la signature de l’homme moderne

Chapeaux et couvre-chefs : du Fedora au canotier

On ne sortait pas sans chapeau. Ce n’était pas une option, mais une règle. Le Fedora, avec sa couronne creusée et son bord moyennement large, était le choix des citadins élégants, souvent porté incliné sur le côté. En été, le canotier en paille prenait le relais – léger, aéré, il accompagnait les sorties au bord de l’eau ou les promenades en ville. Pour les classes ouvrières ou les milieux sportifs, la casquette plate en tweed ou en coton était de mise. Chaque couvre-chef trahissait une appartenance sociale, un emploi du temps, voire un état d’esprit.

Chaussures bicolores et richelieus

Les chaussures étaient un autre marqueur de distinction. Les spectator shoes, bicolores avec une semelle blanche ou crème et un dessus noir ou marron, étaient prisées pour leur allure sportive mais chic. Bien entretenues, toujours impeccablement cirées, elles accompagnaient aussi bien un costume de ville qu’une tenue de loisir. Le richelieu, plus classique, restait la référence pour les occasions formelles. La qualité du cuir et la finesse de la couture trahissaient le travail d’un artisan – un détail que les connaisseurs savaient repérer à dix pas.

Silhouettes et contextes sociaux de l’entre-deux-guerres

L’influence du style gangster et de la prohibition

Le cinéma et les journaux ont largement contribué à populariser un style plus voyant : celui des truands de Chicago. Vêtus de costumes à pinstripes (rayures fines verticales), arborant des revers larges et une démarche assurée, ces figures urbaines ont imposé une vision plus audacieuse de l’élégance masculine. Leur costume, souvent porté avec une épingle de cravate voyante et un chapeau baissé sur les yeux, est devenu emblématique des années 1920. Cette mode, même si elle était associée à l’illégalité, a influencé les ateliers de confection en popularisant des coupes plus affirmées.

Tenues formelles et soirées de gala

Le soir venu, la règle était stricte : on passait au smoking. Chemise blanche à plastron, nœud papillon noir, veste croisée à revers en soie – chaque élément était codifié. Le gilet de smoking, parfois en satin assorti, complétait l’ensemble. Cette tenue, réservée aux bals, aux dîners de gala ou aux spectacles, restait un symbole de distinction. Même dans les milieux moins aisés, on s’efforçait d’imiter ce style lors des grandes occasions.

Vêtements de sport et de détente

Le développement des loisirs a redéfini une partie du vestiaire masculin. Pour le golf ou le tennis, on adoptait des knickerbockers – des culottes courtes qui s’arrêtaient sous le genou, associées à des chaussettes hautes, souvent rayées ou colorées. Ces tenues, en laine ou en coton épais, permettaient une liberté de mouvement tout en conservant un certain raffinement. Le pull en maille à col en V, parfois en cachemire, complétait l’ensemble pour les journées fraîches.

Synthèse des coupes et tissus emblématiques

Matières dominantes et motifs

La laine était reine, surtout en hiver, pour son isolation et sa tenue. Le lin et le coton apparaissaient en été, particulièrement pour les chemises ou les costumes légers. Les motifs étaient variés : prince-de-galles (carreaux croisés), herringbone (en chevrons), rayures fines ou larges. Chaque motif portait une connotation – sobre, dynamique, ou sportive – et permettait de jouer sur l’identité vestimentaire sans renier l’élégance.

La révolution de la coupe ajustée

La silhouette masculine a connu une évolution décisive : elle est passée d’un style rigide, proche du buste, à une ligne plus fluide, valorisant la poitrine et les hanches. La taille était marquée, les épaules naturelles, les jambes larges. Cette décontraction maîtrisée a ouvert la voie au prêt-à-porter moderne. Le costume n’était plus seulement un uniforme social, mais un outil d’expression.

Type de vêtement Matières courantes Occasion d’usage
Le costume de ville Laine, tweed, herringbone Travail, sortie urbaine
La tenue de sport Coton, laine, maille Golf, tennis, promenade
La tenue de soirée Satin, soie, laine fine Gala, dîner, spectacle
L’habit de travail Coton épais, velours côtelé Atelier, chantier, manutention

Les questions qu’on nous pose

Quelle est la différence majeure entre un costume de 1920 et un modèle actuel ?

Les costumes des années 1920 affichent des emmanchures plus hautes et des épaules naturelles, sans rembourrage. Le pantalon, très ample au niveau des hanches, contraste fortement avec les coupes actuelles, souvent slim ou droites. Cette silhouette valorisait une allure décontractée mais structurée.

Comment portait-on la montre à gousset à cette époque précise ?

La montre à gousset était attachée à une chaîne en métal, fixée à une passant de ceinture ou à un bouton du gilet. On la rangeait généralement dans une poche ventrale du gilet, d’où elle tirait son nom. Un accessoire à la fois pratique et symbolique du statut bourgeois.

Peut-on porter des Oxford Bags si on est de petite taille ?

À condition de bien équilibrer la silhouette, oui. Il faut éviter les pantalons trop longs et privilégier une veste courte, bien cintrée, pour ne pas alourdir la silhouette. L’idée est de garder une ligne verticale claire, malgré le volume des jambes.

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